Les Serres M. Quenneville Greenhouses

Votre centre-jardin!
Home » 2010 » janvier

Les plantes qui attirent les oiseaux en hiver

janvier 25th, 2010 Posted in Non classé

par Michel Quenneville, d.t.a., producteur en serre

Quoi de plus plaisant que de voir et entendre des oiseaux se nourrir en hiver! Nous les traitons bien avec des graines de tournesol noires ou striées pour les petits oiseaux et les plus gros, du beurre d’arachide, du gras animal, des graines de chardon, du millet, du maïs concassé, etc.

Mais saviez-vous qu’il existe des plantes qui gardent leurs fruits tard en automne ou en hiver et les oiseaux s’en régalent!

Une de ces plantes les plus connue est un petit arbre, le sorbier. Il produit des grappes de fruits de couleur orange tard en été qui persistent tout l’hiver. Ces fruits colorés décorent très bien l’arbre et les oiseaux en mangeront.

Le sorbier pousse bien dans un endroit bien drainé. En milieu humide, par exemple au bas d’une côte, ce dernier ne serait pas à son aise et pourrait même en mourir.

Le pommetier, cet arbre qui vient couvert de fleurs le printemps, formera durant l’été des petits fruits qui persisteront jusqu’à tard en hiver, sinon jusqu’au printemps. Très décoratif avec ses fruits rouges, il attire aussi les oiseaux. Cette plante est très facile de culture et est recommandée jusqu’en zone 3.

Comme arbuste, la viorne trilobé ‘Pimbina’ (Viburnum trilobum), un grand arbuste très rustique (zone 2), vient en fruits rouge foncé en automne. Ces fruits persistent tard à l’automne jusqu’en hiver. Les oiseaux en mangeront bien volontiers.

Les sureaux (Sambucus) sont des arbustes assez grands et de nombreuses variétés produisent des grappes de fruits. Le sureau blanc, par exemple, développe des fleurs blanc crème en corymbes plats le printemps pour laisser place aux fruits noirs à maturité. Ces fruits persisteront très longtemps et sont fort appréciés des oiseaux.

Les amélanchiers produisent fleurissent tôt au printemps, souvent avant la sortie des feuilles, et donnent en fruits comestibles et forts appréciés des oiseaux. L’amélanchier du Canada (Amelanchier canadensis) est plutôt à vocation ornementale avec ses fleurs blanches au printemps et son feuillage léger. L’amélanchier alnifolia (amélanchier de Saskatoon ou le fameux Saskatoon berry) est un arbuste très rustique qui produit beaucoup de fruits utilisés frais ou en confiture. Il conserve ses fruits longtemps et attirera aussi les oiseaux.

L’érable à Giguère ou le “Manitoba maple”, quant à lui, nourrit les oiseaux avec ses semences qui restent attachées très longtemps sur l’arbre femelle. Les arbres mâles n’ont pas de semences, mais sont nécessaire pour la pollinisation des arbres femelles. Très longtemps considéré comme une vulgaire mauvaise herbe, l’érable à Giguère s’avère très ornemental, une bonne source d’ombre et il a l’avantage de pousser vite et de se ressemer facilement. Il ne faut pas le confondre avec le peuplier argenté, qui lui est réellement nuisible.

J’ai le bonheur d’avoir près de la maison un érable à Giguère qui devient couvert de semences durant l’été. Les oiseaux en raffolent! Il y a plusieurs années, les gros-becs l’ont trouvé et sont venus manger ses semences pendant plusieurs jours, jusqu’à la dernière.

Il existe de nombreuses plantes vivaces, annuelles, arbres et arbustes, qui attirent les oiseaux, y compris les colibris en été. Prenez le temps de vous renseigner sur ces plantes utiles, afin de vous aider à faire vos achats de végétaux de façon éclairée.

Commentaires fermés

Une fine herbe méconnue : le Stevia

janvier 25th, 2010 Posted in Non classé

Michel Quenneville, d.t.a., producteur en serre

Son origine : Paraguay, Amérique du Sud.

Plante annuelle dans nos régions, elle pousse très vite soit en contenant ou en pleine terre. Comme la majorité des fines herbes, elle aime le soleil.

Avec beaucoup de lumière, elle pourrait se garder à l’intérieur en hiver et demandera avec le temps un contenant plus grand. Cette plante ne semble pas être attaquée par les insectes ou les araignées.

Gouttez à une feuille et vous serez surpris. Elle est beaucoup plus sucrée que le sucre, jusqu’à 30 fois plus sucrée, mais sans en être. Une fois les feuilles séchées et mis en poudre, vous l’utilisez comme si c’était du sucre. On dit qu’il suffit de 1½ à 2 c. à thé de poudre verte faite de feuilles pour remplacer 1 tasse de sucre de canne.

En plus, les feuilles contiennent certains minéraux bons pour notre organisme, tels le fer, le potassium, le zinc, le calcium, le magnésium, et les vitamines A et C.

Le Stevia est utilisé au Japon comme produit sucré sans calories, mais n’est pas encore approuvée comme tel aux É.U par la Food & Drug Administration (FDA). Cependant, il est approuvé par le FDA comme supplément diététique.

Le Stevia est utilisé dans certains pays comme produit thérapeutique. Au Brésil, il est utilisé pour diminuer le niveau de sucre chez les diabétiques. En Chine, il est utilisé pour faciliter la digestion, perdre du poids et même stimuler l’appétit. La poudre de Stevia est reconnue être efficace pour des blessures externes et le thé de Stevia réduit les plaies dans la bouche et améliore l’hygiène buccale. En somme, une plante que l’on aurait intérêt à faire connaître et à utiliser. La poudre de Stevia se vend également dans des magasins d’aliments naturels.

Certains renseignements de ce texte ont été puisés de : SBE Seed Co. Gautier, MS USA.

Un livre sur le Stevia : The Stevia Cookbook par Ray Sakelion, M.D. et Donna Gates.

Commentaires fermés

Saviez-vous qu’il existe des hibiscus vivaces ?

janvier 25th, 2010 Posted in Vivaces

par Michel Quenneville, d.t.a., producteur en serre

Nous connaissons tous les hibiscus tropicaux : ces plantes à belles fleurs qui ne durent qu’une journée mais qui n’en finissent pas de fleurir. Or, il existe aussi des hibiscus vivaces pour nos régions, c’est-à-dire des plantes qui passent l’hiver dehors et reviennent l’année d’après. En hiver, les tiges gèlent jusqu’au sol et repoussent des racines le printemps suivant.

Ces hibiscus vivaces qui fleurissent en août et septembre, arborent des fleurs géantes jusqu’à 10 pouces (25 cm) de largeur. Chaque fleur ne dure qu’environ deux jours, mais le plant en produit sur une longue période. Ils viennent en trois couleurs principales avec variation de teintes, soit le rouge, le blanc et le rose.

Avec les années, la plante devient géante et aura des dizaines de tiges et de nombreuses fleurs en même temps. Les fleurs ressemblent à des assiettes que l’on aurait collées sur des tiges. Un plant d’hibiscus mature mesure facilement 1 mètre à 1½ mètre de hauteur (3½ à 5 pieds).

Nous parlons ici d’une vivace un peu tendre. Les livres la listeront en zone 5. Elle pourrait probablement être classée zone 4. Il y a des horticulteurs qui l’ont en observation dehors depuis plus de 10 ans, donc elle n’est peut-être pas aussi fragile qu’on le pense.

Comme toutes plantes vivaces, et surtout les vivaces tendres, il vaut mieux laisser les tiges geler en automne et enlever les tiges sèches le printemps suivant. Une protection hivernale, de la paille ou un géotextile ave une bonne couche de neige, est recommandée.

Il existe un autre hibiscus qui passe l’hiver à l’extérieur. L’hibiscus en arbre avec la Rose of Sharon. Merveilleux arbuste à fleurs simples ou doubles, de différentes couleurs, arborant ses fleurs également en août et septembre.

Il est classifié zone 6, donc demande une très bonne protection hivernale : soit deux ou trois épaisseurs de géotextile autour de toute la plante. On devra aussi recouvrir le sol pour protéger ses racines. On recouvre le tout d’un plastic pour garder le géotextile au sec. L’hiver dernier, ayant été particulièrement doux, cette plante a bien survécu avec un taux de survie à l’hiver de près de 100 pour cent.

Commentaires fermés

Le papyrus, vous connaissez?

janvier 25th, 2010 Posted in Non classé

par Michel Quenneville, d.t.a., producteur en serre

Son nom latin : Cyperus alternifolius.

Son origine : Égypte, avec des variétés américaines.

Une plante intéressante qui vaut la peine d’être utilisée en aménagement paysager.

Le papyrus ressemble un peu à un bambou avec ses longues tiges et à un palmier avec ses feuilles délicates découpées en palme.

C’est une plante aquatique émergente ou marginale que l’on peut planter dans un bassin d’eau. On peut aussi tout simplement y mettre le pot dans l’eau. En plein soleil elle poussera très forte et plus courte. Bien entendu, le papyrus n’est pas vivace et doit être rentré à l’intérieur en hiver si nous voulons le conserver.

Comme plante d’intérieur, le papyrus a très belle apparence et remplace avantageusement les plantes tropicales connues. On arrose simplement la terre avant qu’elle ne devienne trop sèche et on fertilise légèrement.

Le papyrus poussera plus fort s’il est placé dans un endroit qui reçoit beaucoup de lumière. Avec moins de lumière, les longues tiges seront plus faibles et devront être attachées.

La variété égyptienne devient très longue : jusqu’à deux mètres. Une variété américaine est beaucoup plus courte avec un feuillage un peu moins vert.

Le papyrus se propage en mettant les feuilles à l’envers dans l’eau et en ne laissant qu’un bout de la tige. Le restant de la tige peut être coupée au ras du sol. Même si beaucoup de tiges sont éliminées parce qu’elles sont pliées en deux, ça ne paraîtra pas et de toute façon le plant de papyrus envoie sans cesse des repousses de la base.

C’est une plante qui était utilisée pour faire du papier dans l’Égypte ancienne et qui maintenant s’utilise avantageusement comme plante d’ornement.

Vous auriez intérêt à l’essayer.

Dans une prochaine chronique nous parlerons du Staevia, cette plante qui remplace le sucre. Elle est beaucoup plus sucrée que le sucre lui-même, sans en être et sans en avoir les propriétés néfastes.

Une autre plante à découvrir…

Commentaires fermés

Arroser ou ne pas arroser ?

janvier 25th, 2010 Posted in Non classé

Michel Quenneville, d.t.a., producteur en serre

Par temps chaud et très sec, comme on l’a connu dernièrement, on est porté à arroser les plantes ornementales et les légumes dans la plate-bande ou au jardin.

Partons d’un principe simple : Il n’est pas nécessaire d’arroser les plantes en pleine terre.

Cependant, les concombres et les tomates demandent de l’eau quand il ne pleut presque jamais comme cet été. Les paniers suspendus et les boîtes à fleurs nécessitent un arrosage quotidien et abondant parce qu’ils ne sont pas en pleine terre.

Bien entendu, il faut arroser régulièrement au début pour faciliter l’enracinement. Or, une fois bien établies, les plantes produiront des racines plus profondément dans la terre pour aller puiser l’humidité dont elles ont besoin.

Le problème vient de là !

Lorsque nous arrosons légèrement tous les jours, nous forçons les racines à venir chercher l’humidité à la surface parce que l’arrosage a été superficiel. Au lieu, si l’arrosage est fait en profondeur – il faut parfois laisser le gicleur pendant de nombreuses heures à la même place pour mouiller profondément – les racines iront plus creux et les plantes n’auront pas tendance à toujours flétrir. Un tel arrosage pourra être fait une fois la semaine, par exemple, par temps très chaud et sec.

Normalement, une bonne pluie par semaine ou par deux semaines suffira et l’arrosage devient inutile. Nous pouvons donc dire que plus nous arrosons le

s plantes de façon superficielle, plus ces plantes auront tendance à manquer d’eau et à flétrir. Vérifiez, après avoir arroser, combien profondément l’eau s’est rendue. Vous vous apercevrez probablement que vous n’avez mouillé qu’un ou deux centimètres du sol, forçant les racines à venir en surface et la plante à manquer d’eau.

Il en va de même pour un arbre que l’on transplante. Au début, on devra l’arroser abondamment : avec 5 gallons d’eau par semaine. Plus tard, espacez les arrosages pour qu’une fois le plant bien établi, on n’est plus obligé d’arroser.

Il est vrai que depuis quelques années, nos étés sont très secs et chauds. Si vous en ressentez le besoin, arrosez vos plantes à toutes les semaines ou deux, et arrosez profondément.

Dans la prochaine chronique, nous parlerons de l’hibiscus. Saviez-vous qu’il existe des hibiscus vivaces ?

Commentaires fermés

Les bisannuelles ? C’est quoi ?

janvier 25th, 2010 Posted in Annuelles, Vivaces

par Michel Quenneville, d.t.a., producteur en serre

Que peuvent bien avoir en commun les rose trémière, myosotis (forget-me-not), digitale (foxglove), campanule (canterbury bell), œillet de poète (sweet william) et monnaie du pape ? Eh bien, ce sont toutes des bisannuelles !

Les bisannuelles ont comme caractéristiques de mourir après leur floraison et le plant doit passer un hiver avant de fleurir.

Rassurez-vous, nous ne perdons pas nécessairement les plantes bisannuelles de la plate-bande après leur floraison. Elles se ressèment généralement d’elles-mêmes et peuvent produire de nombreuses autres plantes.

Vous comprendrez qu’il ne faut pas sarcler les petits plants de bisannuelles. Il faudra donc désherber de façon minutieuse et savoir reconnaître ces jeunes plantes. Les semences des bisannuelles germent en étant seulement déposées sur la terre ou enfoncées très légèrement.

On aurait cependant intérêt à aider la nature en récoltant et en éparpillant les semences de digitales et de campanules. Ces plantes ne se ressèment pas très bien sous notre climat. Les œillets de poète et les myosotis, quant à eux, se ressèment très bien seuls et couvriront, si vous le voulez, une surface assez grande.

Donc les bisannuelles s’établissent et poussent le premier été que vous les plantez et fleurissent l’année d’après, si les plants sont assez gros, bien entendu.

Des nombreuses plantes ornementales non-ligneuses que nous utilisons, toutes ont leur place et leur charme. Les plantes annuelles fleurissent tout l’été, les vivaces fleurissent durant une période donnée de l’été et reviennent d’elles-mêmes l’année suivante et ces fameuses bisannuelles, que les gens confondent avec les vivaces, ont des couleurs très voyantes et valent la peine d’être utilisées aussi.

Certaines vivaces ont également cette caractéristique de se ressemer autour du plant-mère. Les gaillardes, les échinacées, les pavots, le lin (une vivace de courte durée), certaines rudbeckies et d’autres reproduisent parfois de nombreux plants que l’on a intérêt à espacer.

Commentaires fermés

La pollinisation des arbres fruitiers

janvier 25th, 2010 Posted in Arbres fruitiers et petits fruits

par Mariette et Michel Quenneville, producteurs en serre

Les arbres fruitiers peuvent être autofertiles ou autostériles ou encore dans de rares cas partiellement autofertiles.

Un arbre autofertile peut être planté seul car les fleurs sur la même plante se polliniseront avec succès. Un arbre autostérile doit être accompagné d’un autre arbre de la même sorte de fruits, mais d’une variété différente. Par exemple, un pommier Cortland pollinisera un pommier Lobo et vice-versa, mais un pommier ne peut polliniser un cerisier.

Vous avez deviné qu’un arbre fruitier partiellement autofertile se pollinisera un peu lui-même mais portera beaucoup plus de fruits s’il est accompagné d’une autre variété. Or si votre voisin possède déjà un pommier et que ce dernier est dans un rayon de 500 pieds, alors votre arbre planté en solo devrait produire.

Les pommiers sont tous autostériles, donc au moins 2 variétés devraient être utilisées. Cependant les pommetiers polliniseront les pommiers à fruits. Toutes les variétés sont compatibles car elles fleurissent toutes à peu près en même temps.

Les pruniers: eh bien! ça se complique un peu. Il en existe 3 types:

1.      Type japonais: Early Golden, Burbank, Vanier;

2.      Type européen: Italien, Mirabelle, Mont-Royal, Victoria, Reine Glaude, Stanley, German Prune, Bradshaw;

3.      Type américain: Crescent, Grenville, Kahinta, Supérieur, Underwood, Toka, Tecumseh.

Les variétés japonaises se pollinisent entre elles. Même chose pour les variétés européennes et américaines. La variété Toka pollinisera aussi les variétés japonaises. Il existe cependant des variétés autofertiles: Mont-Royal, Mirabelle et Stanley en sont. Donc si vous vous en tenez à ces dernières, vous n’avez pas besoin de vous préoccuper du type de votre prunier parce que ces dernières se plantent seules. Souvent les types de prunier ne sont pas indiqués lors de la vente.

Les cerisiers acides sont autofertiles. Les variétés Montmorency et Météor sont bien connues. Elles sont aussi plus rustiques que les variétés sucrées.

Les cerisiers sucrés Van, Hedelfinger, Lambert, Bing sont autostériles et doivent être accompagnés d’une autre variété de cerisiers sucrés. La variété sucrée Stella est autofertile.

Attention ces variétés de cerisiers sucrés sont peu rustiques. Elles sont généralement classées en région 5, donc demandent une certaine protection hivernale. La variété Evans récemment développée dans l’Ouest canadien est semi-sucrée et autofertile. Elle résiste en région 3. La variété Lapins, peu connue, a des fruits sucrés et est semi-autofertile. Elle est résistante jusqu’en région 4.

Presque tous les poiriers sont autostériles et aussi classés région 5. Les variétés Beauté Flamande, David, John et Ure sont beaucoup plus résistantes à l’hiver. Attention aux variétés Anjou, Bartlett et Bosc qui ne durent généralement que peu d’années.

Il existe des abricotiers pour nos régions. Ils sont autofertiles.

Saviez-vous qu’il existe aussi une variété de pêcher pour nos régions. Elle exige cependant une stricte protection hivernale. La variété Reliance est autofertile et il faut s’en abstenir si vous ne voulez pas en prendre grand soin avant l’hiver.

Commentaires fermés