L’hiver et les mulots…

Mariette et Michel Quenneville, d.t.a., producteurs en serre

Le printemps arrive, la neige est partie et maintenant nous voyons les dommages que les mulots causent parfois à la base de nos arbres et arbustes.

Ces ravageurs grugent l’écorce à la base de nombreuses plantes. Celles qui sont les plus fragiles: pommiers et autres arbres fruitiers, tilleuls, érables et de nombreux autres arbres, weigelia, spirée et bien d’autres variétés d’arbustes.

En effet lorsque nombreux et affamés, les mulots s’attaquent à peu près à n’importe quel arbre ou arbuste. Même les conifères ne sont pas épargnés. Les arbustes ou arbres plus jeunes sont plus à risque, d’où la nécessité de protéger leurs troncs en automne.

Ce qu’il faut savoir sur ces dommages, c’est qu’ils empêchent la sève de monter donc condamnent la plante si cette dernière est grugée complètement autour de son tronc. La sève qui monte en dessous de l’écorce dans la partie verte, le cambium, la seule partie vivante des troncs et des branches, ne peut plus monter vers les feuilles, donc la plante est vouée à mourir. Une plante grugée à sa base pourra peut-être produire des feuilles sur ses réserves, mais éventuellement elle mourra.

Et que faire si votre pommier est mangé à la base?

La seule façon (scientifique) de remédier au problème est de faire une greffe à la base de l’arbre. La greffe en pont, c’est-à-dire de l’écorce intacte en bas du dégât jusqu’à l’écorce en haut du dégât. La partie verte en dessous de l’écorce du greffon doit toucher à la partie verte sur le tronc. Quelques greffes en pont pourraient être faites autour de l’arbre pour permettre à la plus grande quantité possible de sève de monter.

Il existe quelques plantes que les mulots n’attaquent jamais. Entre autres, le caragan pleureur ou arborescent, n’est jamais mangé par les mulots.

Un dernier petit conseil: gardez les alentours de votre propriété propre. Le gazon pas trop long, les débris de toutes sortes enlevés laisseront les mulots sans abris et les forceront à aller chercher refuge ailleurs.

2004-04-21